L’église de Tayac

 

Cet ancien prieuré est connu en référence au proche monastère de Paunat. L’église de Tayac a traversé les périodes troubles de la Guerre de Cent Ans, des Guerres de Religion et de la Fronde quasiment sans dommage.

Cet édifice est une « église-fort » comme le précise les textes du Moyen-Age. Les impératifs stratégiques ont dicté son architecture : chevet tourné vers le Nord Est plutôt que vers l’Est comme dans la plupart des églises, mur de défense d’une hauteur de 25 mètres supportant une terrasse crénelée. Au-dessus de la chambre des cloches, se trouve un réduit défensif permettant de garder l’entrée du portail.

Au Moyen-Age, plusieurs itinéraires menaient les pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle à travers le Périgord. Depuis l’abbaye de Vézelay en Bourgogne, une de ces routes conduisait à l’abbaye de Saint-Martial-de-Limoges, puis à l’abbaye de Cadouin et au monastère de Saint-Avit-Senieur. C’est en remontant le vallée de la Vézère que l’on découvrait l’église fortifiée de Tayac, puis celle de Saint-Léon-sur-Vézère, puis de Saint-Amand-de-Coly. L’architecture romane en Périgord obéit souvent à une règle d’austérité, impression renforcée ici par l’existence de fortifications.

 

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